Présidé depuis 2013 par Éric Borias, cofondateur d’Axyne Finance, ce regroupement auvergnat réunit en fait trente investisseurs privés du Puy-de-Dôme et une vingtaine sur le Cantal, ce réseau-là étant lui-même chapeauté par Sébastien Pissavy.

« Nous n’avons pas encore de relais sur l’Allier ni en Haute-Loire. Cela fait partie de nos objectifs », explique Éric Borias.

Domaines divers

Les anges des affaires auvergnats investissent dans des domaines très divers. « Ce sont les modèles de business qui nous intéressent et les équipes qui le présentent. Nous retenons des projets très différents. Dernièrement, nous avons investi dans les Ateliers d’Aubusson, lancés par Guillaume Monnoie et Sylvain Boyer, deux jeunes issus de l’ESC Clermont. Mais aussi dans l’application de recherche d’artisans ChoChopUnPro ou encore le laboratoire Neuronax ». Quatre à cinq dossiers par an bénéficient du soutien des Business Angels auvergnats, sur une soixantaine de projets présentés.

« Nous avons un comité de présélection et nous recevons les porteurs de projet lors de notre réunion mensuelle. Certains ne sont pas tout à fait prêts mais viennent pour du conseil car, lors de nos réunions, tous les acteurs de l’écosystème sont présents. »

Entre 150.000 et 200.000 € par dossier sont engagés, soit un maximum de 10.000 € par investisseur privé, sous forme de prises de participation, les Business Angels restant toujours minoritaires afin de laisser le pouvoir de décision à l’entrepreneur soutenu qui, dans la plupart des cas, opère le rachat des parts après sept ou huit ans.

Effet de levier

« Nos investissements représentent une levée de fonds qui peut être multipliée par quatre par effet de levier auprès des banques. » Éric Borias mise aussi sur les voisins de Rhône-Alpes pour multiplier les sources de financement. « La grande région compte onze réseaux qui représentent six cents Business Angels et autant de possibilités ».

Mais pour peser davantage dans cet ensemble, les anges auvergnats doivent grandir. « Les réseaux de Grenoble ou Annecy, par exemple, comptent autour de cent cinquante membres. Il faudrait atteindre ce niveau-là », plaide Éric Borias.

Patrice Campo

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