Chers ami(e)s lecteurs et lectrices,

Les 16 et 17 octobre dernier, les représentants des Business Angels français se sont réunis à Dijon dans le cadre de notre Université d’Automne. Outre les échanges et débats qui ont animés ces deux journées, la centaine de participants a pu faire le point sur l’état de l’activité du financement de l’innovation.

Le constat est sans appel, le « trou d’air » que craignaient les représentants de la corporation en début d’année est bien là ! La suppression du dispositif ISF-PME et un dispositif IR-PME non valorisant ont donné le résultat redouté.

La quasi disparition de la collecte de fonds FCPI FIP (Cf. résultats de l’étude semestrielle de France Invest) et notre estimation réalisée sur l’activité d’investissement des Business Angels qui représenterait en 2018, 50% des montants investis par rapport à 2017 l’attestent très clairement.

L’effet de « ruissellement » escompté par le Gouvernement, à la suite de la suppression de l’ISF et de la mise en place d’un impôt basé sur les biens immobiliers (IFI), n’y est pas !

Toutefois, les Business Angels sont toujours autant mobilisés du fait de la passion qui les anime dans l’accompagnement de nos jeunes entreprises à potentiel de croissance et notamment de leur intervention en direct, totalement désintermédiée, auprès de ces derniers. De nombreux nouveaux Business Angels rejoignent nos réseaux. Leur profil d’entrepreneurs montre l’importance et l’attrait pour ces citoyens de prendre des risques pour faire éclore nos entreprises de demain.

Les entrepreneurs porteurs de projets sont toujours aussi nombreux à frapper à la porte de nos réseaux de Business Angels (plus 10 000 dossiers par an) dans leur recherche de fonds pour démarrer leur activité. Cependant, nous sommes encore loin des 30 000 Business Angels nécessaires pour répondre à la demande croissante des entrepreneurs et aux enjeux du financement de l’innovation sur notre territoire (environ 12 000 Business Angels à ce jour en France). La disparition des FIP et FCPI rend encore plus impérative la nécessité d’encourager et de développer les Business Angels dans leur rôle de financement et d’accompagnement des entreprises en démarrage.

Ainsi, nous nous sommes mobilisés auprès de l’Exécutif et des Parlementaires dans le cadre des débats qui ont eu lieu autour de la Loi PACTE et aussi en préparation de la définition du nouveau cadre qui sera fixé par la Loi de finances pour 2019, actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale. Les enjeux pour nos emplois et notre économie sont importants. Nous avons donc émis une série de propositions afin qu’il y est une équité juste et incitative, dans le partage de risque pris entre les Business Angels, actuels et futurs, et l’Etat.

Bien à vous,

Tanguy de la Fouchardière

Président de France Angels

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