La nouvelle convention de partenariat signée, le 18 octobre, entre la CCI de l’Hérault et Mélies Business Angels vise à faciliter le partage d’informations, promouvoir les solutions de financement, et mobiliser de nouveaux investisseurs.

La journée devait se prolonger, en soirée, avec Live Investisseur, une opération permettant à quatre start-ups locales (SoFacto, AniMad SAS, SM2 Solutions Marines, et Yooda.com) de pitcher.
« 95 % de nos ressortissants comptent de 1 à 20 salariés, nécessitant des dispositifs de financement agile, commente André Deljarry, président de la CCI 34. Il faut jouer la carte des investisseurs locaux afin que nos start-ups à fort potentiel puissent se développer et que nous les gardions sur ce territoire. »
« Le financement d’entreprises innovantes en post-création nécessite des ressources, or nos fonds sont privés et nous devons les investir sur les bons candidats, poursuit Gilles Roche, président de Mélies. Nous réalisons 12 études de dossier par an, avant de trancher avec nos partenaires. La phase de sourcing, réalisée avec des acteurs locaux, a donc toute son importance. »

Trouver plus de fonds
En dix ans d’existence, Mélies a convaincu 280 investisseurs, qui ont misé sur 34 start-ups locales pour plus de 4 M€. Le ticket moyen s’élève à 150 000 ou 200 000 €, sur des tours de tables impliquant d’autres partenaires (de 400 000 à 600 000 € au total).
Or l’association de capital-risque souhaite accroître sa capacité financière, citant une évolution peu favorable de la législation. « L’ISF PME est supprimé, les taux de l’IRPP ne bougent pas, si bien que la création de la nouvelle « Flat Tax » ne va rien changer », estime Gilles Roche.
Parmi les pistes explorées, Mélies réfléchit, dans le cadre de l’association Occitanie Angels formée avec Capitole Angels, à prendre le contrôle d’une plate-forme régionale de crowdfunding. Elle cite l’exemple récent de Incit’Financement, rachetée pour les mêmes motifs par Savoie Angels.
« Même si le crowdfunding est un sujet distinct du capital-risque, ces outils sont des plates-formes de recrutement de nouveaux investisseurs et de communication, alors même que la loi nous limite sur ce point également, analyse Gilles Roche. Elles ont le droit de faire un appel de faire un appel public à l’épargne, par le biais de conventions signées avec l’Autorité des marchés financiers. C’est un sujet que nous regardons de près, mais rien ne se fera sans l’appui de la Région, comme l’a d’ailleurs fait Incit’Financement. »

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