Angels Santé, Business Angels des Grandes Ecoles, INSEAD Business Angels et Femmes Business Angels ont co-investi avec Paris Business Angels pour permettre à Cypheme, start-up à l’origine d’une solution mobile pour lutter contre la contrefaçon, de lever 1,2 million d’euros. 

Repérer un produit contrefait en prenant simplement une photo sur smartphone ? La start-up franco-chinoise Cypheme propose d’analyser en profondeur une étiquette spéciale apposée sur un emballage depuis son téléphone mobile, pour en vérifier l’authenticité. L’utilisateur est amené à en prendre une photo, puis à l’envoyer à un bot Messenger, qui tranche sur la validité du produit en moins d’une minute. La technologie a convaincu plusieurs  réseaux de Business Angels parisiens

La volonté de créer cette solution est née à la suite d’un accident subi par la mère d’un des cofondateurs, dû à un médicament contrefait. La start-up est alors partie en croisade contre la falsification de produits, en France et en Chine.

Une technologie impossible à contrefaire

En s’insérant sur le marché de la lutte contre la contrefaçon, la technologie déployée par Cypheme vient concurrencer trois procédés jusqu’alors plébiscités par les grandes entreprises : l’hologramme, la RFID et le QR Code.

«Notre technologie a cela d’unique qu’elle est impossible à copier», indique Hugo Garcia-Cotte, le cofondateur français de l’entreprise. «Il suffit en revanche d’un peu de matériel pour copier un hologramme, le RFID ou un QR code, qui constituent l’essentiel des outils de lutte contre la contrefaçon à l’heure actuelle. Et analyser l’emballage de façon aussi précise que ce que nous parvenons à faire requiert en temps normal l’usage d’un microscope infrarouge. Pas d’une simple caméra de smartphone.»

Présent sur les secteurs du luxe, de l’alcool et du médicament, Cypheme pourrait mettre à profit sa levée de fonds pour lutter contre la contrefaçon de lait en poudre, de plaquettes de freins, d’horlogerie ou de matériel haut de gamme.

«Il y a un vrai besoin chez les fournisseurs d’électronique. Fin 2016, Forbes avait par exemple révélé que 90% des chargeurs Apple vendus sur Amazon étaient contrefaits», relève Hugo Garcia-Cotte.

L’entreprise indique avoir pris contact avec une institution thaïlandaise pour apposer sa technologie aux billets distribués dans le pays. Mi-avril, un rapport de l’OCDE avait évalué le marché de la contrefaçon à 460 milliards de dollars par an. Soit 2,5% de l’ensemble du commerce mondial.

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