Après avoir levé 2,4 millions d’euros fin 2015, Cardiawave, une start-up française développant un dispositif médical très innovant dans le domaine des thérapies par ultrasons a réalisé une nouvelle levée de fonds de 1,4 million d’euros auprès de ses actionnaires, le Fonds Angel Source géré par la société de gestion iSource et des réseaux de Business Angels (Angels Santé, Business Angels des Grandes Ecoles, Paris Business Angels, Angels’ Bay Invest et Femmes Business Angels).


La société a été créée en octobre 2014 par l’entrepreneur franco-américain Benjamin Bertrand, les physiciens Mathias Fink, Mickaël Tanter et Mathieu Pernot de l’Institut Langevin (Unité mixte de recherche CNRS/INSERM/ESPCI), leader mondial en imagerie et thérapie par ultrasons, et le cardiologue Emmanuel Messas, Chef de service et Directeur de laboratoire à l’Hôpital Européen Georges Pompidou (HEGP). L’équipe pluridisciplinaire d’ingénieurs, de physiciens et de médecins est actuellement composée de 25 personnes.
Cardiawave apporte une rupture technologique dans les dispositifs médicaux non invasifs pour soigner avec des ultrasons focalisés des pathologies valvulaires cardiaques, en particulier celles du rétrécissement aortique calcifié ou RAC, l’une des principales causes de mortalité cardiovasculaire dans le monde.

Le RAC touche de 3 à 12% de la population de plus de 65 ans : cette pathologie est devenue un enjeu majeur de santé publique en raison du vieillissement des populations occidentales. Le taux de survie est de 2 à 5 ans pour les patients diagnostiqués avec un RAC sévère symptomatique : environ 1,3 million de patients sont atteints en Europe aujourd’hui.
Les solutions actuelles de chirurgie à coeur ouvert ou mini invasive type TAVI provoquent des complications (AVC, infections, infarctus). La morbidité liée à ces interventions est de 3 à 5% en cours d’opérations, 25% à 1 an, 44% à 3 ans. Le coût est également extrêmement élevé : plus de 100 000 US$ par patient aux Etats-Unis. En France, les coûts directs et indirects liés aux maladies valvulaires aortiques sont supérieurs à 3,6 milliards d’euros. Enfin, près d’un quart des patients diagnostiqués ne peuvent ou ne veulent pas être traités par ces solutions, soit plusieurs dizaines de milliers de patients par an qui restent sans solution médicale.

Cardiawave apporte une solution à un besoin médical non satisfait et s’inscrit dans une tendance profonde de recherche de solution thérapeutique non-invasive, moins risquée, personnalisée à chaque patient et enfin moins coûteuse pour la collectivité, face au vieillissement des populations. Le dispositif médical de Cardiawave permettra à distance de rétablir le fonctionnement de la valve aortique plutôt que de la remplacer.

Cardiawave a été lauréate du concours national des entreprises de technologies innovantes en 2014, du Concours Mondial de l’Innovation, phases 1 et 2, en 2014 et 2015, du Prix de l’Innovation Thérapeutique Béatrice Denys et de Scientipôle Initiative en 2015. La société est hébergée au sein de l’incubateur de l’ESPCI, PC up. La société est également membre du pôle de compétitivité MEDICEN et membre du consortium de recherche nationale sur la thématique du RAC, appelé « STOP-AS », dans le cadre d’un programme d’Investissements d’Avenir RHU avec un budget de 20 M€ de budget de 2017 à 2020. Il regroupe les principaux centres hospitaliers français spécialistes du RAC et plusieurs industriels. Cardiawave est le leader du groupe de travail sur les thérapies innovantes.

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